Recit de Marie-Claire concernant la croisière mer

jeudi 27 septembre 2018 par Gérard Hu
  • Vous trouverez ci-dessous le récit et un diaporama réalisés par Marie-Claire concernant la première semaine de la croisière mer 2018
  • Marie-Claire a découvert les joies de la croisière mer après avoir passé brillamment les 3 permis bateau au sein de notre Association (Option Eaux Intérieures, Option Côtière et l’Extension Hauturière)
  • Dernière mise à jour le 29 septembre 2018
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RECIT D’UNE SEMAINE DE NAVIGATION

Groupe 1ère semaine

24/08/2018 - Soissons – La Forêt Fouesnant/Port La Forêt - 650km

  • 8h30 Catherine et moi prenons la route, direction Port La Forêt, nous nous préparons l’une et l’autre à notre première semaine de navigation à bord d’un voilier habitable. L’excitation de cette perspective nous fait oublier la route à parcourir. Nous passons Paris sans aucune difficulté, ma seule crainte du trajet.
  • 16h30, nous voilà arrivées à destination, la voiture est garée en bout de ponton, trop bien, elle nous attendra sagement là toute la semaine.
  • Nous nous dirigeons vers le bateau qui sera notre résidence secondaire pendant une semaine. Gérard, notre skipper est déjà sur place avec Dany son épouse, Roselyne e]t Bruno. Ils sont avec le loueur pour effectuer l’état des lieux, les vérifications techniques et sécuritaires du bateau.
  • Je descends dans le carré pour découvrir à quoi ressemble un habitable, c’est le LUXE ! L’habillage du bateau est en bois verni, de très bonne qualité et très bien entretenu. Il y a 4 cabines, 2 à l’avant hautes de plafond, couchage un peu étroit et 2 à l’arrière plus basses de plafond mais d’un couchage standard. La répartition des cabines se fait en tenant compte des notions de claustrophobie, personne voyageant seule ou en couple. Avec Catherine, nous optons pour une cabine arrière. De nombreux placards pourront recevoir nos affaires personnelles.
  • Il y a deux « salles de bain », nous n’en utiliserons qu’une, la seconde sera transformée en placard pour y loger nos gilets de sauvetage et autres sacs ou bottes. L’espace WC est très étroit, on dira que cela permet de toucher tous les murs en même temps et rester assis en cas de mer agitée. Ce petit espace dispose également d’une douche que nous n’utiliserons pas. Nous irons dans les sanitaires des ports à chaque escale. À noter que les sanitaires de Port La Forêt sont neufs, les plus beaux que nous serons amenés à voir.
  • Nous transportons tout le ravitaillement qui servira à confectionner nos repas de la semaine et en regardant par les hublots de la cuisine, les mouvements de l’eau me font tanguer et me donnent de drôle de sensations nauséeuses. Je décide de me concentrer sur ma mission de rangement de nos victuailles, achetées à Soissons avec Dany. Nous avions auparavant établi une liste de menus en concertation avec les souhaits de l’ensemble de l’équipage. Toute la viande et certains légumes ont été mis sous vide afin de leur garantir une meilleure conservation. Le repas du premier soir était près d’avance. Nous disposons de deux grands coffres réfrigérés et de nombreux placards. Pendant notre installation, Éric le dernier membre de l’équipage monte à bord et prend possession de la dernière cabine.
  • Pendant ce temps, les équipages des deux autres bateaux conduits par Denis et Jérôme emménagent également.
  • 20H nous voilà bien installés sur le pont, la météo est parfaite. Nous prenons un premier verre ensemble et faisons connaissance ; Gérard a une capacité innée à mettre tout le monde à l’aise..
  • Denis vient à bord, c’est l’organisateur de cette croisière, le départ du lendemain est prévu à 8h30, direction Audierne. Les trois bateaux sont tenus de faire en sorte de larguer les amarres à l’heure dite. OK Capitaine.
  • Nous descendons dans le carré pour diner, les degrés sur le pont sont un peu tombés, il ne faut pas exagérer, on est en Bretagne, quand même !
  • On se souhaite une bonne nuit. Par habitude lors des changements de lieu pour dormir je prévois des boules Quies. J’ai bien fait, je n’entendrai plus le clapotis sur le bateau et autres bruits extérieurs et pourrai vite tomber dans les bras de morphée.

25/08/2018 J1 Port La Forêt- Audierne 37.5M

  • Départ 8h30
  • Nous larguons les amarres à l’heure prévue, trop forts !
  • Gérard prend la barre pour la sortie du port, ça lui permet de sentir comment se comporte notre bateau. Il n’y a pas un poil de vent, la mer est calme, nous avançons donc au moteur. Cela ne me gêne pas car la balade est belle mais pour un « voileux » comme Gérard, je sens qu’il tourne en rond et que manipuler les bouts le démange.
  • A partir de 11h30 un petit vent se lève, nous pouvons hisser la grand voile et dérouler le génois. Nous croisons la route d’une belle bande de dauphins (ou plutôt des marsouins nous précisera t’on). Quel magnifique spectacle sauvage !
  • Nous partageons la barre à tour de rôle. En regardant un peu trop le GPS, je commence à avoir le mal de mer, zut, Dany me fait manger quelque chose, car il faut toujours avoir l’estomac bien rempli pour ne pas être malade. Mais visiblement cette recommandation ne me convient pas, je rends tout aux poissons, rezut.
  • Pause déjeuner tout en navigant bien sûr, taboulé, jambon ; Rezut, les poissons vont encore se régaler.
  • L’après-midi, je me sens encore un peu nauséeuse, mais ça va beaucoup mieux, je ne fais pas la fière, restons prudente.
  • Catherine prend le relais de mes nausées, elle n’était pas obligée ! La pauvre, elle sera malade comme une bête tout l’après-midi, je m’en veux de l’avoir embarquée dans cette galère.
  • Arrivée à Audierne par le chenal, alignement par le château d’eau et la balise E (invisible). Le chenal se fait par les bouées rouges à bâbord et les bouées jaunes à tribord. Il n’y a pas de bouées vertes.
  • Le chenal est sinueux et me semble assez technique avec d’autres alignements à effectuer sur le trajet. Me voilà dans les applications pratiques de tout ce que j’ai appris lors des permis côtier et extension hauturière. La réalité n’est pas toujours aussi simple que la théorie.
  • Nous amarrons notre bateau au ponton du port de cette jolie petite ville encaissée.
  • Nous prenons l’apéritif, les trois équipages réunis sur notre bateau, on se serre un peu mais ça tient à l’aise. Chacun fait part de sa première journée. Il y a eu d’autres malades sur les autres bateaux, belle journée malgré tout. Denis annonce dans un premier temps un départ pour 10h et dans la soirée il nous demande d’être prêts à 9h30 pour pouvoir passer le Raz de Sein au bon moment et profiter des courants favorables. OK.

26/08/2018 J2 Audierne

  • Lever à 7h00 nous n’avons pas bien dormi. De gros bruits d’eau résonnaient dans notre cabine (entendus même avec mes boules Quiès). Je me suis levée à plusieurs reprises en pensant qu’il y avait peut-être une voie d’eau à bord. Je suis montée sur le pont et j’ai constaté les mêmes bruits sur le bateau de Denis à côté. Au réveil, j’apprends que ces bruits sont dus au clapotis majoré par les marées. On ne nous dit pas tout dans les livres.
  • Douche, petit déjeuner
  • Repas de midi prévu Sandwichs au jambon, car la pluie est attendue pour toute la journée avec une visibilité réduite. On évitera au maximum de descendre dans le carré.
  • Au réveil Catherine nous dit qu’elle arrête l’aventure ici. Trop malade la veille, personne ne peut lui assurer que ce sera mieux pour elle aujourd’hui, surtout avec la météo annoncée. On va déjà devoir se séparer.
  • Nous nous habillons chaudement, plusieurs couches sous pull, pull, ciré, pantalon imperméable, bottes et chaussettes chaudes. Nous réglons nos gilets de sauvetage. Nous ne sommes pas encore rôdés dans le timing, les deux autres bateaux larguent les amarres à l’heure prévue, nous ne sommes pas tout à fait prêts, on les rattrapera…
  • 10H Eric est à la barre pour sortir le bateau du port. Pour réussir sa manœuvre il monte sur le banc derrière lui pour avoir une meilleure visibilité de l’avant du bateau. Ce faisant il percute le capot mal accroché qui tombe à l’eau à pic. Gérard décide de continuer la manœuvre pour ne pas prendre davantage de retard.
  • Nous larguons les amarres, faisons demi-tour et heurtons un banc de sable. Eric parvient à dégager le bateau. Nous continuons notre sortie, j’ai les yeux scotchés sur le sondeur. Un premier virage, un deuxième virage. J’annonce 2.50m, 2.30m, et tout à coup, nous talonnons à nouveau… Gérard demande alors de faire demi-tour, retour au ponton.
  • Gérard et tout l’équipage sont un peu déçus par cet épisode qui nous oblige à rester au port en attendant la marée favorable. Nous aurions dû quitter le port avant 9H, mauvais calcul des marées…
  • Pour minimiser les effets négatifs de cette journée, nous nous attelons à une manœuvre improvisée. Récupérer le capot tombé à l’eau une heure auparavant et qu’il nous semble vaguement apercevoir au fond de l’eau. On regonfle un peu l’annexe et Bruno et Eric essayent de sonder le fond avec la gaffe rallongée au bout d’une rame. On ne touche pas le fond, Gérard décide de fixer une ancre à un bout. Après quelques tentatives infructueuses, Gérard réussit enfin à accrocher le capot et à le remonter à bord. Notre Gérard retrouve un peu le sourire.
  • Catherine est revenue à bord et passe la journée en notre compagnie en attendant le car de 17h qui la conduira à Quimper puis le TGV pour Paris.
  • Gérard, Bruno et Eric préparent la route du lendemain. Nous voulons essayer de rejoindre directement Ouessant pour ne pas perdre une journée de navigation et surtout rejoindre les deux autres bateaux.
  • Finalement les deux autres bateaux sont arrivés à destination à Camaret. Le bateau de Denis a eu une panne temporaire de GPS laissant le bateau sans visibilité au milieu des rochers engendrant un gros sentiment d’inquiétude à l’équipage. Sur le bateau de Jérôme, un anneau du chariot de la grand-voile a été cassé. Les deux bateaux nous attendront à Camaret, ils navigueront sur Brest pour récupérer la pièce et Julie, la fille de Jérôme qui nous rejoindra et partagera ma couchette désormais libre.

27/08/2018 J3 Audierne- Camaret 27.9M

  • Lever 7h Douche, petit déjeuner, préparation du repas de midi (salade PDT tomates, pain de thon)
  • 9h00 départ
  • Sortie du port facile mais prudente.
  • Pas de vent, nous avançons au moteur jusque midi environ où nous pouvons monter les voiles. Je prends la barre et à nouveau, je regarde un peu trop le GPS, ce qui déclenche des nausées et plus encore…
  • 13h00 Pause déjeuner. Je me sens bien et mange ma salade avec envie.
  • Je reprends la barre et apprends à bien gérer le vent dans les voiles, on avance à 7nds, youpi !
  • J’aime ces sensations de tenir la barre du bateau qui file au vent et sur les vagues et entendre le bruit de l’eau sur la coque.
  • Nous nous approchons du passage du Raz de Sein, le lieu technique et stratégique de la route de cette journée. Il faut passer au bon moment de la marée et des courants favorables sinon on ne passe pas, on pourrait même aller goûter du rocher…pas envie.
  • Nous avons une belle houle latérale, mais le bateau glisse agréablement, mission accomplie, merci au skipper pour cette belle route.
  • 15h30 Arrivée à Camaret. L’entrée au port est facile, mais il faut tout de même faire attention au courant traversier qui a bien envie de nous refuser le passage !
  • En attendant le retour des bateaux de Denis et de Jérôme, nous prenons notre petite bière bien méritée en observant la vie du port.
  • Apéro sur le bateau de Jérôme
  • Diner, huitres au menu : trop bien !

28/08/2018 J4 Camaret -Ile d’Ouessant 38.7M

  • Départ 10h30. Il faut être à marée basse à la Pointe Saint Mathieu de façon à prendre les bons courants. Il y a peu de vent mais on peut mettre les voiles.
  • Pendant notre traversée de la baie, nous avons droit au spectacle du retour d’un sous-marin en rade de Brest escorté par un hélicoptère et des navires.
  • Félicitations aux organisateurs de cette croisière qui ont su mettre en place des animations différentes chaque jour, marsouins, sous-marin, pêche au capot…
  • Nous sommes dans le sillage de Denis que nous réussissons à doubler, non sans arracher un petit sourire à Gérard et à tout l’équipage d’ailleurs. Denis n’en a pas l’air offensé, trop occupé à décrocher les poissons de sa pêche miraculeuse. Bon vent les copains, on se reverra ce soir !
  • N’allez surtout pas imaginer que doubler un bateau est rapide ! Il faut à la fois élaborer une stratégie et être trèèèèès patient, car ça prend du temps, on a le temps de voir le bateau que l’on double, on aurait même le temps de faire une belote.
  • Arrivé sur le passage du Fromveur, de très forts courants nous font fortement dériver, nous devons réajuster notre trajectoire à plusieurs reprises. Je réalise par cette démonstration la différence entre une route surface et une route fond.
  • Nous arrivons au mouillage du Stiff, endroit très calme, point de départ des navettes pour le continent.
  • Nous mettons les bateaux à triple pour prendre l’apéro du soir, mais on se séparera pour la nuit. Nous prenons l’annexe pour aller à terre et nous traversons l’ile à pied. Jolie balade sur une ile qui semble un peu à l’abandon pour ses cultures et ses nombreuses maisons peu entretenues.
  • Au port de Lampaul, on peut apercevoir au loin le phare de la Jument qui, par mer agitée, reçoit des vagues si hautes qu’elles le dépassent.
  • Retour au bateau, apéro sur notre bateau. Nuit calme au mouillage.
  • 29/08/2018 J5 Ile D’Ouessant- Douarnenez 38.5M
  • Réveil à 5h, le bateau a fait un demi-tour durant la nuit.
  • Départ 7h Il n’y a pas de vent, on avance au moteur, tranquillement. Nous assistons au lever du jour, les couleurs sont magnifiques. Nous révisons ensemble les signalisations nocturnes, la mer est calme En fin de matinée le bateau de Denis vient nous livrer 6 maquereaux fraichement pêchés. Original ce concept du drive en mer, c’est une idée à développer !
  • Atelier « poisson » avec Gérard pour préparer ce repas improvisé et nous régaler ce midi avec notre salade de pâtes.
  • 14h environ, un petit vent nous permet de mettre les voiles. Nous montons le spi du premier coup, ce qui n’est pas le cas de nos copains. Chance ou pas, en tout cas, je constate que ce n’est pas évident de monter cette voile parachute. Je prends la barre, j’ai de bonnes sensations, on prend de la vitesse. A priori c’est le but recherché ! Au bout d’un moment, je préfère laisser la barre à Gérard car ça va vraiment vite, on risque de s’envoler !!
  • Vers 16h00, nous arrivons à Douarnenez, j’ai repris la barre, nous avons descendu le spi. Avant l’entrée au port, nous devons descendre les voiles, je dois me mettre face au vent pour la manœuvre mais le vent est monté très fortement, la grand-voile claque énormément, c’est très impressionnant, j’ai peur qu’elle s’arrache.
  • Arrivée au port
  • Resto ce soir

30/08/2018 J6 Douarnenez- Lesconil 51M

  • Départ 6h30 pour pouvoir passer le Raz de Sein à partir de 8h. La mer est calme, on assiste à nouveau au lever du jour, tout le monde est levé pour ce spectacle. On met les voiles, notre vitesse est de 4-6nds, les deux autres bateaux sont assez loin derrière nous, dans la nuit Jérôme ne nous a pas vu passer.
  • Nous faisons le passage du Raz de Sein au moteur, les courants sont forts, dans notre sens, ça fait un joli bouillon. Nous décidons d’attendre que les deux autres bateaux nous rejoignent. Arrivé à notre hauteur, Denis nous livre 6 jolis maquereaux qui nous régaleront à nouveau à midi.
  • Tout le parcours de l’après-midi se fait à la voile, nous montons le spi, je prends la barre.
  • Spi à bâbord, puis le vent tourne, nous mettons le spi à l’avant. Nous prenons de la vitesse, je suis épatée par toutes ces manœuvres qui nous permettent d’utiliser le vent dans toutes les situations, quelle ingéniosité. Bravo à notre skipper et ses deux seconds pour ces prouesses techniques.
  • N’arrivant plus à gonfler le spi, je laisse la barre à Gérard mais le vent a tourné, nous baissons le spi derrière le génois.
  • Nous essayons de rattraper Denis, Jérôme s’est écarté de la côte, Denis a l’air de prendre le même cap. Nous continuons sur la route que nous avions tracée, plus courte.
  • 17h30 Nous arrivons au port avant Denis et Jérôme
  • 11 heures de navigation.

31/08/2018 J7 Lesconil-Port la Forêt 22M

  • Je me lève à 6h30 pour profiter à fond de cette dernière journée. Le lever du jour est splendide, le soleil teinte le ciel d’un dégradé orangé, il n’y a pas un poil de vent, il fait très doux, je peux aller prendre ma douche et rester sur le pont en attendant le réveil des troupes.
  • Nous préparons le dernier déjeuner, salade « vide frigo », haricots verts, maïs, lardons.
  • 10H00 nous larguons les amarres, direction Les Iles Glénan ]
  • Bruno sort le bateau du port et Roselyne prend rapidement la barre. La navigation se fait au moteur car il n’y a pas un souffle d’air, une mer d’huile nous entoure. Nous quittons rapidement nos tenues chaudes du matin pour enfiler le short que nous avions tous emmené. Je fais les calculs pour arriver au plus tôt à Port la forêt cet après-midi. Arrivée possible à partir de 16h38, ce qui nous permettrait de ne pas prendre trop tard la route du retour.
  • 12h30 déjeuner au mouillage de la Pie
  • Quelques téméraires en profitent pour se baigner. Patrick plonge pour vérifier l’état de notre quille qui a l’air en bon état hormis quelques traces de rouille : OUF
  • 13h30 Nous quittons le mouillage. Un vent léger nous permet de mettre le spi, nous essayons de rattraper les bateaux de Jérôme et Denis, mais malgré notre enthousiasme, nous devons constater que cette fois ce sera mission impossible, ils ont pris trop d’avance.
  • Nous nous rendons compte que nos deux bateaux retirent leur spi à l’approche de Port La Forêt, avant de s’engager dans le dernier tronçon qui est à fort trafic. Nous décidons de garder notre spi, ce qui nous permet de les doubler dans un bon esprit de compétition, il nous fallait cette victoire !
  • Nous retirons les voiles pour rentrer au moteur et croisons l’énorme catamaran de compétition de la MACIF, que nous sommes tout petits à côté !
  • 17h30 entrée au port, nous devons faire le plein. La station se trouve à côté d’un embarcadère où il y a peu de profondeur. Nous devons attendre notre tour en manœuvrant ce qui aura pour conséquence de décharger la batterie du propulseur d’étrave, Gérard devra finir sa manœuvre sans cette aide.
  • 18h30 Arrivée au ponton deux heures plus tard que prévu. Nous vidons notre bateau de toutes nos affaires personnelles. Dany qui reste dans la région une semaine de plus, se chargera gentiment du ménage avant l’arrivée du nouvel équipage.
  • Distance totale parcourue : 215.6M

31/08/2018 au 01/09/2018 - La Forêt Fouesnant/Port La Forêt - Soissons - 650km

  • 20h00 Je monte dans ma voiture, seule cette fois, la tête pleine de magnifiques souvenirs pour me tenir compagnie. Je m’arrête de 23h à 1h30 pour recharger mes propres batteries qui me permettront d’arriver à bon port à 5h30.
  • Le retour sur la terre ferme me donne l’impression de tanguer pendant trois jours, mon corps doit à nouveau s’adapter à rester sur le plancher des vaches. Cette magnifique expérience riche en informations et émotions de tous genres ne demande qu’à être renouvelée.
  • Marie Claire.

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